Les 5 phases de la limérence : comprendre comment s'installe l'obsession amoureuse
La spirale qui mène à la limérence, ne se construit pas en une seule étape. Elle commence par un moment d’émerveillement, puis évolue progressivement, jusqu’à atteindre l’obsession. Découvrez cette évolution en vidéo ou lisez notre article complet ci-dessous.
Phase 1 : La flèche de Cupidon
J’ai choisi d’appeler cette première phase « La flèche de Cupidon ». Elle décrit ce moment intense où tout bascule. Vous êtes à un événement, dans un bar, à une fête, à un vernissage ou encore dans un parc… et soudain, vous voyez cet homme ou cette femme. Vos regards se croisent, une parole s’échange, un sourire peut-être, un geste de gentillesse inattendu, ou ça peut être aussi un détail insignifiant… et paf, une étincelle se crée en vous.
Vous savez immédiatement et instinctivement qu’il y a quelque chose chez cette personne qui résonne avec vous. Vous n’êtes pas nécessairement capable de l’identifier consciemment. Vous ne pouvez pas reconnaître exactement ce qui déclenche cette sensation, mais il y a une notion de « familiarité » très présente dans ce premier moment.
Généralement, cette sensation d’étincelle arrive instantanément. Pour d’autres personnes, elle sera en revanche plus progressive. D’après mon propre vécu et les recherches que j’ai menées, certaines personnes génèrent cette étincelle en apprenant à mieux connaître l’être désiré, en découvrant d’autres aspects de sa personnalité, voire même en passant par de l’amitié. Personnellement, j’ai vécu les deux cas de figures.
Surtout lorsqu’elle est vécue instantanément, c’est une expérience d’émerveillement intense. Vous ressentez une joie profonde, une euphorie qui ressemble à un coup de foudre. Très vite, naît en vous un désir presque irrépressible de rapprochement afin de mieux connaître cette personne, parfois teinté de la conviction d’avoir trouvé « l’âme sœur « .
Je me souviens très bien avoir vécu cela à une Garden party il y a 10 ans. J’aperçois une femme qui me frappe par sa beauté. Avec mes amis, on se rapproche de son groupe et je prends mon téléphone pour faire un selfie avec eux. Par chance, cette femme vient et me propose elle-même de prendre la photo. En quelques mots échangés, je me sens envoûté. Elle était de style bohème et avait un bandeau dans les cheveux ; ce détail qui la mettait en valeur, ainsi que son attitude et ce qu’elle dégageait, m’ont mis sous le charme instantanément. Une phrase m’a alors traversé l’esprit comme une évidence : « C’est elle, c’est elle que j’attends depuis toujours. »
À ce stade, l’esprit flotte dans une bulle, légèrement, voire même beaucoup trop détaché du réel. Tout paraît léger, lumineux, comme si le monde s’était coloré d’une minute à l’autre.
En vivant cette phase, toute intuition logique et mesurée devient impossible. Vous faites l’expérience d’une force puissante vous poussant irrésistiblement à tout faire pour combler votre besoin de fusion.
Cette force puissante, c’est la limérence qui commence à s’installer.
Phase 2 : La lune de miel
Cette phase, aussi intense qu’éphémère, peut durer de quelques jours à quelques mois. C’est à ce moment que l’idéalisation prend racine car vous apprenez à mieux connaître cette personne. Cette idéalisation sera entretenue longtemps après la fin de cette période, tant que vous resterez émotionnellement accroché à l’être désiré.
C’est aussi le moment ou vous allez jauger si une réciprocité est possible. Vous observez méticuleusement les possibles signes d’intérêt, et vous ajoutez peut-être la personne en ami sur facebook ou vous la scrutez activement.
Parfois, elle s’accompagne d’une certaine réciprocité : un flirt, une connexion, voire le début d’une relation. Chaque moment d’intimité agit comme un véritable « shoot » émotionnel, déclenchant en vous une euphorie comparable à celle d’une drogue stimulante. Plus il y a d’exposition avec l’être désiré, mieux vous vous sentez. L’humeur est à l’optimisme et à l’excitation. Vous vous sentez plus vivant que jamais.
À ce stade, vous êtes totalement captivé, fasciné. Vous cherchez à plaire à tout prix, à vous rendre désirable, parfois même en imitant certains traits ou en adoptant les goûts de l’être désiré. Tout est mis en œuvre pour rester connecté à cette source d’enivrement, cette personne qui devient à la fois une obsession et une dose quotidienne de plaisir émotionnel.
Je me souviens très bien de cette phase. Je faisais absolument tout pour plaire à la femme que je désirais. À chaque conversation, j’étais complètement absorbé par ses paroles, attentif au moindre mot. Mon esprit était à 100 % focalisé sur elle.
Je retenais ses conseils, ses recommandations, et je les mettais en pratique avec l’idée qu’elle me verrait d’un meilleur œil. Je me surprenais à aimer la musique qu’elle écoutait, comme si ses goûts devenaient les miens. L’une de ces femmes, par exemple, était très engagée dans les causes environnementales et humanitaires. Par son influence, j’ai commencé à m’y intéresser de près et je me suis moi-même engagé dans le bénévolat auprès d’une ONG.
Ah bordel, ça pique les yeux en y repensant, ce qu’on est prêt à faire dans cet état de limérence. Même si l’action d’aider une ONG était honorable, mon moteur secret était l’espoir d’être mieux perçu par elle, de gagner son admiration et, peut-être, son amour, sa réciprocité.
C’est la période où la métaphore avec une fusée prend toute sa force : la pression monte, l’élan augmente rapidement et vous êtes satellisé dans un mélange émotionnel stimulant et agréable.
L’activité la plus satisfaisante consiste alors à construire un univers mental plaisant avec la personne désirée au centre. À ce stade, la motivation pour arrêter le processus est quasi nulle.
Phase 3 : La cristallisation
Durant la 3eme phase, la personne occupe presque toutes vos pensées. C’est la phase de cristallisation. Au fur et à mesure que les semaines passent, vous commencez peut-être à prendre conscience que quelque chose ne tourne pas rond, que cette intensité émotionnelle dépasse les bornes d’un simple attachement amoureux.
Lors de cette phase, l’euphorie a atteint son apogée et elle se transforme progressivement : vous passez de l’excitation, des frissons, du bonheur, à des envies compulsives et à l’obsession, à un désir irrésistible envers votre objet de limérence. Cette personne devient le centre de gravité absolu de votre monde. Vous ressentez une forme d’enfermement psychologique totale.
Vous entrez dans un véritable ascenseur émotionnel : des sommets d’euphorie lorsque vous croyez percevoir un signe de réciprocité, suivis de chutes vertigineuses dès qu’un doute ou une absence surgit.
C’est ici que certains comportements commencent à devenir irrationnels : consulter obsessionnellement les réseaux sociaux de l’être désiré, traîner dans les lieux où il ou elle pourrait se trouver en espérant une rencontre « fortuite », multiplier les prétextes pour entrer en contact, relire compulsivement vos anciennes conversations à la recherche d’un indice de réciprocité, ou encore accepter des compromis qui ne vous valorisent pas, simplement pour préserver le lien.
A ce stade, certaines personnes peuvent s’enliser aussi dans des constructions fantasmatiques, persuadé d’avoir trouvé l’âme sœur ou leur flamme jumelle. Chaque mot, chaque geste de l’être désiré devient un indice à interpréter. Même les événements les plus anodins comme croisé une plaque de voiture aux initial de l’être désiré, voir des heures miroirs, trouvé un objet dans la rue, peuvent être perçus comme des « signes » envoyés par l’univers, preuve supposée que c’est bien la « bonne personne ». Ce sont des biais de confirmation qui alimente l’illusion.
Pour ceux qui n’ont, à ce stade, toujours pas dévoiler leur sentiment, un facteur clé, véritable moteur dans le passage de la phase de la lune de miel à celle de la cristallisation, c’est l’incertitude. Elle vous ronge. Lorsque vous ne pouvez pas exprimer vos sentiments à votre objet de limérence, que ce soit par hésitation, manque de confiance en vous ou à cause d’obstacles sociaux (par exemple si vous êtes marié), l’incertitude va s’installer durablement.
Vous ne savez pas sur quel pied danser. Vous ne savez pas concrètement ce qu’il en est de ses sentiments à votre égard. Vous restez la, dans cette incertitude, dans l’attente, à essayer de comprendre ce que l’autre ressent réellement pour vous. Comme vous avez peur d’entendre un « non » de sa part, ce qui représenterait pour vous une véritable « mort » émotionnelle, vous préférez rester dans l’incertitude, parce qu’elle entretient l’espoir.
Et c’est la tout le paradoxe : l’incertitude vous fait souffrir, mais elle vous permet aussi de continuer à espérer, vous enlisant toujours plus profondément dans la limérence.
En étant complètement absorbé par l’être désiré au point de devenir son extension, c’est toute votre personnalité qui s’efface. Vos goûts, vos passions, vos différences, tout ce qui faisait votre singularité passe à l’arrière-plan. Sans cette personne, le monde vous paraît terne, sans relief, privé de saveur. En vous oubliant ainsi, vous cessez d’être perçu comme une personne à part entière avec sa personnalité, ses goûts, ses différences, vertus et qualités, qui constitue votre charme et peuvent la séduire.
Et très souvent, c’est précisément à ce moment-là que la personne désirée met fin à la relation, si relation il y avait. À ses yeux, tomber amoureux aussi vite, avec une telle intensité, paraît démesuré, voire inquiétant. Il est alors perçu comme légitime, voire sain, qu’elle prenne ses distances et vous quitte.
La rupture est un véritable séisme intérieur. Vous avez le sentiment d’avoir perdu bien plus qu’une personne : vous avez l’impression d’avoir perdu une partie de vous-même, cette fusion rêvée qui s’effondre en une « fusion avortée ».
La magie de la lune de miel s’est évanouie. Ne reste que le manque. Et comme une personne en manque de sa dose, votre cerveau cherche désespérément à recréer le lien. Faute de contact réel, il se replie sur ce qu’il peut contrôler : les fantasmes, les pensées imaginaires, qui deviennent bientôt intrusives, répétitives, involontaires.
C’est lors du passage de la deuxième à la troisième phase qu’une différence importante va apparaître entre une personne qui vit la limérence et une personne qui ne la vit pas. Une personne qui ne vit pas la limérence peut elle aussi ressentir une forte attirance ou avoir du mal à accepter une déception. Mais elle finit par briser l’incertitude et elle reconnaît l’écart entre ses projections et la réalité, elle va se détourner progressivement de la personne désirée pour commencer son travail de deuil. La personne en état de limérence, va elle, glisser vers la 4eme phase.
Phase 4 : La dépendance absolue
Une fois arrivé à cette phase, votre bien-être, votre équilibre et même votre capacité à accomplir les gestes quotidiens semblent dépendre entièrement de l’attention de l’être désiré.
Votre bonheur semble entièrement suspendu à vos pensées obsessionnelles, qui tournent en boucle autour de la personne désirée. Vous vous réfugiez dans un monde mental où s’entremêlent regrets et fantasmes : ce qui aurait dû être, ce qui pourrait encore advenir. Le présent vous échappe. La concentration devient difficile, l’ancrage dans la réalité aussi, au point que votre vie professionnelle ou vos responsabilités quotidiennes peuvent en souffrir.
Pour les personnes qui n’ont pas eu de relation déclarée avec l’être désiré, c’est à ce stade que vous êtes piégées dans un entre-deux mental. Vous êtes obsédé et en fixation sur cette personne, mais vous n’exprimez pas vos sentiments. Vous êtes enfermé(e) dans un cycle sans fin : vous chercher le contact, mais vous ne déclaré jamais vos sentiments, vous restez donc piégé dans la rumination et la rêverie incessante autour de votre objet de limérence.
Le comportement des personnes en état de limérence devient également plus instable à ce stade. Plus elles deviennent désespérées, plus leur sentiments et même leurs comportements tendent à s’intensifier. Souvent, elles n’avouent pas ouvertement leurs sentiments, mais elles ne peuvent s’empêcher de les laisser transparaître dans leurs actions.
Que vous ayez eu une relation ou non avec la personne désirée, une chose est certaine, dans les deux cas, la douleur semble occuper 80 à 95 % de votre réalité consciente. Vous ne vous souvenez plus comment accomplir des tâches quotidiennes, ou même faire des choses agréables, sans être en souffrance.
Comme toute addiction, elle atteint un point où les « pics » de plaisir se font rares, et où l’absence de cette personne provoque un sentiment de manque douloureux. La vérité c’est que vous avez besoin de sa présence ou de ses signes d’affection pour fonctionner normalement dans la vie sociale, être efficace au travail, ou simplement trouver l’énergie de prendre soin de vous. C’est l’addiction à l’autre dans sa forme la plus sombre, là où la limérence frappe avec toute son intensité.
Plusieurs scénarios sont possibles à ce moment-là : vous choisissez peut-être de rester « ami » avec cette personne, dans l’espoir inconscient (ou très conscient) d’un éventuel retour. Vous vous confiez des secrets, vous devenez son confident tout en ne déclarant jamais vos sentiments. Si la personne désirée est votre collègue, vous envisagez de changer de lieu de travail simplement pour fuir sa présence devenue trop douloureuse.
Sans processus de libération, vous risquez de rester coincé dans cette phase pendant des années, voire toute votre vie. L’autre issue consiste à transférer la limérence sur une nouvelle personne, relançant le cycle … encore et encore.
Phase 5 : La libération
Cette cinquième phase peut arriver, ou ne pas arriver, ça dépend si une prise de conscience ce réalise. La limérence se termine toujours naturellement et deux chemins sont possibles : soit vous transférez votre limérence vers une autre personne et vous recommencez depuis la phase 1, soit vous prenez conscience de ce phénomène et engagez un véritable travail de libération.
Ce processus de libération, correspond en réalité à une prise de conscience et à un apprentissage de la gestion de la limérence au quotidien. D’après mon propre vécu et les recherches que j’ai menées, on ne supprime pas la limérence. Une personne qui a connu la limérence reste susceptible de la vivre à nouveau au cours de sa vie envers d’autres personnes. C’est pour ça que je parle de libération, plutôt que de guérison.
En effet, elle ne disparaît pas en quelques semaines. Elle ne possède pas de bouton de désactivation pour toujours. C’est une dynamique profondément ancrée qui demande du temps, de la lucidité et de la volonté pour être déconstruite.
Mais un chemin existe pour à l’avenir, reprendre le contrôle, reprendre votre pouvoir personnel et limiter au maximum ses effets négatifs. Il faut apprendre à faire des choix conscients, alignés avec vos valeurs, qui vous permettent de retrouver progressivement votre souveraineté émotionnelle et amoureuse.
Cette phase commence lorsque vous prenez conscience de ce qui est réellement en train de se jouer en vous. Vous comprenez alors que ce que vous ressentez n’est pas un véritable amour ou la preuve que cette personne est votre « Ame sœur », mais un état d’obsession amoureuse qui possède ses propres mécanismes.
Ce processus de libération ne peut commencer que lorsque vous avez accumulé assez d’expériences répétitives avec différentes personnes. A un certain moment, l’attitude de la personne désirée ou un événement imprévu de la relation, crée un mal être émotionnel tellement profond qu’il vous pousse à réfléchir profondément à votre fonctionnement amoureux.
Vous commencez alors à chercher des informations, des articles sur l’obsession amoureuse, et c’est à ce moment-là que vous tombez sur le mot « limérence ». Cette prise de conscience est le premier pas concret vers la libération. Pour moi, c’est exactement ce qui s’est passé. Il y a un an et demi, au terme d’un long épisode de limérence qui m’a fait beaucoup souffrir, j’ai commencé à chercher des informations, à lire des articles et à essayer de comprendre pourquoi je vivais mes relations avec une telle intensité.
Au cours de cette phase, vous commencez à voir votre objet de limérence comme un être humain ordinaire. Les frissons vertigineux qui accompagnaient sa présence s’estompent, laissant place à une perception plus réaliste de ses qualités et de ses défauts. L’idéalisation et la glorification disparaissent progressivement, et vous commencez à retrouver une vision plus équilibrée de la réalité amoureuse dans laquelle vous êtes plongée.
Ce processus demande du temps et implique de franchir plusieurs barrières psychologiques. La première est de reconnaître et de dissoudre l’illusion que la limérence a créée dans votre vie amoureuse. Il s’agit de comprendre que les émotions intenses et les obsessions ne reflètent pas un véritable amour, mais un état mental altéré et addictif.
Chaque expérience de limérence est unique, et le chemin vers la libération dépend de nombreux facteurs : votre situation personnelle : par exemple, êtes vous célibataire ou en couple, voir marié. Ca dépendra aussi de votre motivation, de votre stade de vie et de vos expériences passées. Toutes ces variables influencent la manière dont vous traversez la limérence et la façon dont vous aller la gérer dans le futur.
Cette 5eme phase est la phase de liberté. Progressivement, vous cessez de chercher à contrôler ou à analyser chaque geste de l’autre. Vous reprenez le contrôle de vos émotions, et vous replacez l’objet de votre limérence dans le monde réel, et ça c’est très important. Car vous allez le percevoir avec ses imperfections et ses limites. Ce processus, même s’il est douloureux au début de la prise de conscience est profondément libérateur. Il vous permet de reconstruire votre vie amoureuse sur des bases qui sont apaisées, et ainsi retrouver la capacité d’aimer avec davantage de clarté.
Ce processus vous permettra aussi de repérer beaucoup plus rapidement les nouvelles tentations de limérence lorsqu’elles se présenteront. En comprenant intimement le fonctionnement de la limérence et en ayant accompli ce travail de libération, vous deviendrez capable d’identifier la porte de sortie dès les premiers signes, dès la première phase.
Le mot de la fin
« La compréhension va de pair avec la possibilité de choisir, de sorte que plus votre connaissance est vaste, plus votre liberté de choix est grande. » Robin Norwood
Ce qui saute aux yeux avec la spirale qui mène à l’obsession amoureuse, c’est qu’elle est parsemée de moments de « choix ». À différentes étapes, ces moments offrent à la personne en état de limérence, la possibilité de reprendre son pouvoir de décision et d’agir différemment, afin de ne pas alimenter davantage l’obsession.
Malheureusement, tant que la personne n’est pas consciente et lucide sur ce qu’elle vit, ces moments de choix n’apparaissent pas clairement devant elle. Les pensées, les émotions et les comportements semblent alors s’enchaîner naturellement, comme s’ils étaient inévitables.
C’est précisément pour cette raison qu’il est important de comprendre les différentes phases de la limérence. Cette compréhension permet de mettre des mots sur ce qui se passe sous le filtre de l’illusion. Elle permet également de commencer à repérer ces moments où une autre réponse devient possible, afin de ne plus laisser systématiquement notre obsession fonctionner en mode « pilote automatique » et décider à notre place.


